
Contenu relatif à la maintenance
En fonction de son ampleur et de la charge de travail qu'elle implique, la maintenance peut être classée en trois catégories : les réparations mineures, les réparations moyennes et les réparations majeures.
(1) Réparation mineure. Les principales tâches consistent notamment à :
(2) Réparation modérée. Les principales tâches consistent notamment à :
(3) Réparation importante. Les principales tâches consistent notamment à :
11.1.7.2 Méthodes de réparation
Voici les détails :
(1) Réparation d'un arbre cassé. Un arbre hélicoïdal est généralement utilisé pendant trois ans ou plus. Sous l'effet combiné de la fatigue, de la torsion, des vibrations, de la corrosion et des contraintes de soudure, l'arbre est susceptible de se rompre. Pour la réparation d’un arbre principal cassé, la méthode à adopter est déterminée en fonction de l’état de la fracture. Par exemple, si l’arbre principal est complètement cassé et que les extrémités de la fracture sont séparées et déformées, la méthode de réparation privilégiée consiste à utiliser un tube central combiné à une plaque de renfort arquée extérieure. Les étapes spécifiques sont les suivantes :
(2) Réparation d'un arbre partiellement fissuré (non complètement cassé). Si l'arbre principal n'est pas complètement cassé et qu'il est détecté à temps, c'est-à-dire s'il ne présente qu'une fissure qui ne fait pas tout le tour de la circonférence, une méthode de réparation rapide peut être mise en œuvre afin de réduire au minimum les temps d'arrêt et les pertes de production. Les étapes à suivre sont les suivantes :
La méthode de réparation décrite ci-dessus peut être mise en œuvre directement sur site. La durée de la réparation dépend de la taille du classificateur à spirale ; elle est généralement comprise entre 4 et 12 heures. Cette méthode est pratique et rapide, permettant de gagner plus de la moitié du temps par rapport à la première méthode. Son inconvénient réside dans une durée de vie réduite après réparation, généralement comprise entre 9 et 15 mois. L'exploitant peut choisir la méthode de réparation à utiliser ou opter pour un remplacement complet en fonction des calendriers de production et de l'étendue de la fracture de l'arbre.
(3) Réparation du palier inférieur. Le palier inférieur d'un classificateur se présente généralement sous deux formes structurelles : l'une est un support à roulement, et l'autre un support à caoutchouc. La principale cause de détérioration du support à roulement est une fuite au niveau du joint d’étanchéité, qui laisse pénétrer la boue de minerai et endommage ainsi le roulement. Ces fuites sont principalement dues au desserrage ou à l’usure de la garniture d’étanchéité, ainsi qu’à une injection tardive de graisse haute pression. Lors de la réparation, remplacez le roulement, comprimez à plusieurs reprises et fermement la garniture en amiante imprégnée d’huile, puis remplissez toutes les cavités à l’intérieur du support avec de la graisse. Pendant le fonctionnement, il convient d’injecter fréquemment de la graisse afin de maintenir une certaine pression positive à l’intérieur du support, empêchant ainsi toute intrusion de boue. Cela exige un sens aigu des responsabilités de la part du personnel d’exploitation et de maintenance. Dans des conditions normales, la durée de vie de l’ensemble de support inférieur peut atteindre un an, mais en raison de problèmes de qualité de l’assemblage ou d’un graissage inopportun, elle est parfois inférieure à un mois. C’est pourquoi de nombreuses installations utilisatrices ont amélioré l’étanchéité du support. Une amélioration efficace consiste à remplacer la garniture en amiante imprégnée d’huile par des bagues d’étanchéité en V en caoutchouc ou en polyuréthane. Plusieurs bagues d’étanchéité empilées les unes sur les autres remplacent la garniture en amiante. Grâce à la bonne élasticité et à la résistance à l’usure du caoutchouc et du polyuréthane, les performances d’étanchéité sont considérablement améliorées par rapport à la garniture en amiante, ce qui stabilise et prolonge la durée de vie du support de roulement.
De nombreux facteurs influent sur la durée de vie des supports à roulements, ce qui rend leur cycle de vie difficile à prévoir. En règle générale, ils sont démontés et inspectés lors de la maintenance mensuelle programmée. Si la pénétration de boue a endommagé les roulements, ceux-ci sont remplacés, ce qui entraîne des coûts de réparation élevés. Certaines installations ont remplacé les supports à roulements par des supports en caoutchouc ou en polyuréthane, en ajoutant une douille en acier à l’embout inférieur du support. La durée de vie du support peut atteindre 3 à 6 mois, et celle de la douille en acier peut aller de 8 à 12 mois. Le cycle de vie est plus facile à maîtriser. Une fois le schéma de durée de vie compris, l’entretien programmé peut être géré efficacement, avec le remplacement régulier du support et de la douille en acier. Cela réduit la charge de travail du personnel d’exploitation et de maintenance, et le coût de réparation est moindre.
Une autre méthode de réparation et de modification, plus simple, consiste à démonter l’ensemble de support du roulement, en laissant intacts la bride de raccordement à l’arbre creux et l’arbre de raccordement. Retirez le roulement, le manchon d’étanchéité, la garniture et les presse-étoupe avant et arrière à l’intérieur du support, en ne conservant que le boîtier du support. À partir d’un ancien morceau de bande transporteuse, formez un rouleau de caoutchouc dont la largeur est égale à la largeur axiale du boîtier, le diamètre extérieur légèrement inférieur au diamètre intérieur du boîtier et le diamètre intérieur légèrement supérieur au diamètre extérieur de l’arbre court. Insérez ce rouleau dans le boîtier et sur l’arbre court, créant ainsi un palier inférieur simple en caoutchouc. Lors de l’enroulement de la bande, veillez à ce que le sens d’enroulement soit opposé au sens de rotation de l’arbre de raccordement, de sorte que lorsque l’arbre hélicoïdal tourne, la bande soit fermement plaquée contre la surface intérieure du boîtier de support. Le rouleau de courroie peut avoir une durée de vie de plus de 3 mois. Cette méthode est simple et réalisable, ne nécessite aucune pièce usinée supplémentaire, représente un faible investissement (utilisation d’une courroie de convoyeur de rebut), est peu coûteuse, stable, fiable et peut être utilisée à long terme.
(4) Réparation de la partie transmission. Le groupe de transmission d'un classificateur à spirale simple se compose généralement d'un moteur électrique, d'une paire de poulies à courroie, d'un réducteur et d'une paire d'engrenages cylindriques. Le groupe de transmission d'un classificateur à double spirale se compose généralement d'un moteur électrique, d'un accouplement, d'un réducteur, d'une paire d'engrenages cylindriques et de deux paires d'engrenages coniques. Les principaux dysfonctionnements de la partie transmission sont les suivants : tout d’abord, un jeu excessif ou la rupture des douilles des goupilles d’accouplement due à l’usure, entraînant un fonctionnement instable du réducteur, ce qui affecte l’engrènement normal des engrenages cylindriques et, par conséquent, la stabilité de la paire d’engrenages coniques. L’usure des douilles d’axe doit faire l’objet d’inspections régulières, et leur cycle de remplacement doit être déterminé de manière à permettre un remplacement en temps opportun, évitant ainsi tout impact sur le bon fonctionnement de l’ensemble du système de transmission. Deuxièmement, une usure importante des engrenages cylindriques ou coniques provoque des vibrations et affecte la stabilité de l’ensemble du mécanisme de transmission. Les engrenages doivent être remplacés sans délai, conformément aux normes de remplacement en cas d’usure. Troisièmement, une usure importante du manchon de l’arbre principal entraîne un affaissement de celui-ci, et le jeu d’engrènement de la paire d’engrenages cylindriques ou coniques ne répond plus aux exigences du cahier des charges, ce qui se traduit par une transmission instable. Dans ce cas, le manchon de l’arbre principal doit être réparé ou remplacé sans délai, et les jeux d’engrènement de tous les engrenages doivent être ajustés pour répondre aux exigences spécifiées.
(5) Réparation du corps du réservoir métallique. Le corps métallique du réservoir comprend le réservoir d’eau, la goulotte de retour de sable et la goulotte de trop-plein. Au cours d’un fonctionnement prolongé, le corps du réservoir est sujet à l’usure, à la déformation et à des fuites localisées. Parmi ces éléments, les revêtements et les grilles de trop-plein sont des pièces qui s’usent facilement. Lors de l’entretien, outre le remplacement ou le soudage des pièces fortement usées mentionnées ci-dessus, il convient également de vérifier si la charpente inférieure et les fondations du corps de la cuve présentent des déformations, des fissures ou d’autres anomalies. Les déformations de la charpente doivent être corrigées sans délai, et les fissures des fondations doivent être traitées rapidement. Le réservoir d’eau est un composant majeur du classificateur à spirale. Au cours des différentes étapes de la maintenance, l’état d’usure et de déformation doit être vérifié et traité sans délai. La goulotte de retour de sable et la goulotte de trop-plein sont généralement constituées de tôles d’acier de 10 à 12 mm d’épaisseur. En raison de l’écoulement de la boue et de la corrosion, elles s’usent rapidement, leur durée de vie ne dépassant généralement pas 4 à 6 mois. Afin de prolonger leur durée de vie, des revêtements résistants à l’usure (en pierre moulée ou en bande transporteuse en caoutchouc de récupération) doivent être installés au fond et sur les parois latérales des goulottes.