
La concentration de la boue correspond au pourcentage de la masse de minerai (poids sec) par rapport à la masse totale de la boue (minerai + eau). La concentration de broyage désigne la concentration de la boue à l'intérieur du broyeur. La concentration de broyage est un facteur crucial qui influe sur la productivité du broyeur ; elle détermine le frottement entre les corps de broyage et le matériau broyé, la fluidité de la boue, ainsi que la densité effective des corps de broyage (la différence de densité entre les corps de broyage et la boue). Lors du fonctionnement du broyeur, on utilise généralement une concentration de broyage plus élevée, ce qui permet à une couche de boue de se fixer à la surface des corps de broyage, renforçant ainsi l’effet bénéfique du broyage. Parallèlement, un volume plus important de minerai par unité de volume est évacué, ce qui se traduit par un volume de décharge plus important. Cependant, une concentration de boue excessivement élevée augmente la densité de la boue, affaiblissant ainsi la densité effective, la fluidité et l’effet d’impact des corps de broyage. De plus, une concentration élevée de boue entraîne une viscosité élevée et une fluidité réduite, ce qui diminue le volume total de décharge et, par conséquent, réduit la productivité du broyeur, pouvant même entraîner un “ gonflement ” (un phénomène par lequel le broyeur se gonfle). Par conséquent, on entend par “ forte concentration ” l’augmentation appropriée de la concentration de broyage dans une certaine plage, ce qui est bénéfique pour améliorer l’efficacité du broyage.
Le « sable de retour » désigne les particules grossières renvoyées vers le broyeur pour un broyage supplémentaire dans le cadre d’un broyage en circuit fermé. La quantité de minerai renvoyée est souvent plusieurs fois supérieure à celle de la charge initiale. Le rapport entre le sable de retour et la charge initiale est appelé « taux de sable de retour ». L’expérience a montré que la valeur de ce taux influe directement sur la productivité du broyeur. Un taux de sable de retour plus élevé augmente la charge totale alimentant le broyeur, ce qui accélère la vitesse de décharge de celui-ci, réduit le temps de séjour du matériau dans le broyeur et accélère la circulation. De plus, bien que le sable de retour soit constitué de minerai à grains grossiers, il reste plus fin que le minerai d’alimentation initial, ce qui se traduit par une distribution granulométrique globale plus fine de la charge. Combiné aux effets mentionnés ci-dessus, ce phénomène contribue à améliorer la productivité du broyeur. La figure 3-12 illustre la relation entre le taux de sable de retour et la productivité relative du broyeur.

Cela indique que, dans une certaine plage (par exemple, 100%–500%), la productivité du broyeur augmente à mesure que le taux de sable de retour augmente. Cependant, lorsqu’une certaine valeur est atteinte, l’augmentation de la productivité devient très faible, et le débit total du broyeur approche de sa capacité maximale, ce qui provoque facilement un “ gonflement ” du broyeur. Par conséquent, le taux de sable de retour doit être maintenu stable, proche d’une valeur constante.
Une alimentation uniforme revêt deux significations principales : premièrement, le débit d'alimentation (la quantité de minerai introduite dans le broyeur par unité de temps) doit être constant ; deuxièmement, la distribution granulométrique du minerai d'alimentation doit être uniforme. Pour améliorer l'efficacité du broyage, le débit d'alimentation doit être continu, uniforme et stable à un niveau relativement élevé. Les fluctuations du débit d’alimentation entraînent des variations fréquentes de la concentration de la boue à l’intérieur du broyeur, ce qui nuit au processus de broyage. Une ségrégation granulométrique se produit souvent dans la trémie d’alimentation — les particules fines se concentrent au centre et les grossières vers les bords —, ce qui entraîne facilement une composition inégale de la charge. Si le fonctionnement n’est pas ajusté à temps en fonction de la granulométrie, un “ gonflement ” se produira. Par conséquent, la trémie d’alimentation doit, dans la mesure du possible, adopter un système d’alimentation à décharge multipoint.